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Après 20 ans de carrière les !!! n’ont toujours pas de panne d’inspiration c’est le moins qu’on puisse dire à l’écoute de Shake The Shudder, leur nouvel album sorti cette semaine toujours sur le label Warp.

Composé en plusieurs mois de jams fiévreux où la sueur a coulé sur les fronts puis enregistré en l’espace de trois jours seulement, ce nouvel album nous invite à retrouver toute la férocité dansante et l’énergie inimitable des inénarrable !!! Mais peut-être cette fois-ci de manière encore plus directe qu’à l’accoutumée, avec des rythmiques sèches comme une bonne calotte derrière la tête et une salve d’invités pour donner de la voix avec Nic Offer, leur chanteur qu’on connaît pour vraiment donner de sa personne en live.

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Fazerdaze c’est le projet d’Amelia Murray, une néo-zélandaise qui fait de la musique pour les jours de grosse flemme, ces jours où l’on cherche une musique pour planer doucement tandis que le regard se perd dans le paysage. A l’aide d’une simple guitare électrique ou acoustique, d’une basse, batteries, quelques claviers et une voix noyée dans la reverb, elle nous offre une musique simple et directe, qu’il est aisé de rapidement apprécier lorsqu’on cherche une ambiance feutrée.

WINTER FAMILY South From Here 450x459

 Winter Family, l’affaire familiale franco israélien sort son troisième opus. Le duo folklorique qualifié parfois de «weird wave» ou « funeral pop»  presque inclassable dans son style propose encore de nous surprendre. 

Influencé par leur quartier de Brooklyn, ce troisième album bien plus métissé que Red Sugar ou How does time a été conçue entre Brooklyn, Israël et la Lorraine.  Au moyen d’orgue, piano, synthétiseur et boite à rythmes il tire son énergie théâtrale typique à leur verve de leurs vagabondages aux quatre coins du monde.

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Deuxième album pour ce duo qui a intitulé ce nouveau disque What now et qui dément la règle des deuxièmes albums laborieux ou en demi teinte et si l’album s’ouvre avec une pop plus left-field, plus expérimentale et inattendue comme Sylvan Esso peuvent l'affectionner, la pop électronique des américains est ensuite particulièrement efficace avec ses synthés qui bleepent, et ses rythmiques crépitante sous la voix angélique d’Amelia Meath.

Le titre “Radio” s’emploie même à critiquer la nature assez superficielle de l’industrie musicale tout en en revêtant à peu près la forme , telle un cheval de Troie venu délivrer son message. Et ce message st sans détour lorsqu’il tance la pop mania : “Don’t you look good sucking American dick / You so surprised they like you, you’re so cute and so quick”.

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Le Nouvel album de San Fermin Belong propose une suite au disque si élaboré et audacieux qu’était Jackrabbit en 2015 et leur leader Ellis Ludwig-Leone nous y propose un ensemble de morceaux de pop de chambres plus rationalisé qui reflète l’évolution du groupe passé de projet universitaire à un groupe tout à fait aguerri à présent.

Comme à son habitude, le groupe se montre à géométrie variable mais continue de se reposer davantage sur  le chant charismatique de la chanteuse et compositrice Charlene Kaye et la classe de la voix de baryton d’Allen Tate.


Le groupe continue à user du métissage entre instruments classiques, rock et électroniques avec goût, penchant tantôt vers la pop scandinave à la Lykke Li ou Susanne Sundfør, ou encore de l’anglais Sohn, tantôt faisant des clins d’oeil à Frank Ocean période de l’album Blond.  

Les arrangements de Ludwig Leone impressionnent toujours autant pour leur capacité à dessiner des mélodies simples au milieu d’un chaos maitrisé. L’album Belong réalise donc le tour de force d’arriver à équilibrer les penchants rock expérimental et théâtral de San Fermin et leurs nouvelles ambitions pop et s’il y a encore beaucoup de recherche et de sophistication, le goût nous apparaît définitivement plus doux en bouche.

http://www.sanferminband.com/

 

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Pascal Pinkert de son vrai nom a sorti son premier album sous le nom Dollkraut en 2014 sur le label The Gym des géniaux Brandt Brauer Frick, mais en 2017 c’est Jennifer Cardini qui l’accueille sur son tout nouveau label Dischi Autunno pour un deuxième album intitulé Holy ghost People. Il continue de puiser dans des atmosphères froides et inquiétantes où l’électricité et le Lo Fi sont rois et dont l’inspiration est à aller chercher du côté des musiques cinématographiques.

Son royaume est donc peuplé d’instruments analogiques, de bandes dessinées, de film de séries B des années 70. La première écoute de ce disque peut sembler frustrante lorsque des sonorités familières se révèlent difficiles à en distinguer l’origine et surtout n’apparaissent pas là où on les attend. C’est sans doute là où réside le talent de Dollkraut, les morceaux se ressemblent sans lasser car tout en se renouvelant, avec ici un pastiche de de post-punk, ailleurs des bribes d’electroclash et la deuxième moitié de l’album qui s’abandonne à une équipée sauvage de western des sixties autant qu’à des ambiances à la Portishead.

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Le producteur electro Brad Weber est plus connu pour son rôle en tant que multi-instrumentiste au sein de Caribou aux côtés de Dan Snaith, mais on vous avait présenté son premier album en tant que Pick a Piper en 2013, un projet qui le voyait explorer des territoires électroniques davantage inspirés du shoegaze et de la dream et synth-pop, mais aussi de la musique électronique de club qui bouge tant de foules depuis quelques années.
Et 4 ans après, Brad Weber revient avec l’album “Distance” , toujours plus riche en strates et textures dans production, avec 10 titres qui équilibrent des éléments de pop contemplative, de chillwave et de soutiens polyrythmiques qui appellent à la danse. Mais ce nouvel album tire davantage de traits d’union avec la mélancolie sous-jacente des tracks les plus récentes qui lui sont confiées au sein de Caribou.

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Le duo belge nous a fait languir 12 ans pour ce 8ème album mais il nous livre avec From Deewee une bonne surprise et avec la manière. Peu de producteurs sont assez interprètes et tout simplement musiciens pour prendre le pari d’enregistrer en une seule prise, si on en croit la légende, dans leur studio Gand qu’ils ont baptisé Deewee avec toute la facétie juvénile qui les caractérise encore du haut de leur quarantaine bien tassée.

Cet album From Deewee propose une suite à l’électro très rave qu’on pouvait retrouver du temps de l’album Any Minute Now en 2004 et surtout de ses remixes en Nite Versions qui ont marqué leur génération, mais il tire aussi quelques inspirations de leur projet éphémère Die Verboten qui lorgnait lui davantage sur la machinerie allemande à la Kraftwerk.

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