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Pascal Pinkert de son vrai nom a sorti son premier album sous le nom Dollkraut en 2014 sur le label The Gym des géniaux Brandt Brauer Frick, mais en 2017 c’est Jennifer Cardini qui l’accueille sur son tout nouveau label Dischi Autunno pour un deuxième album intitulé Holy ghost People. Il continue de puiser dans des atmosphères froides et inquiétantes où l’électricité et le Lo Fi sont rois et dont l’inspiration est à aller chercher du côté des musiques cinématographiques.

Son royaume est donc peuplé d’instruments analogiques, de bandes dessinées, de film de séries B des années 70. La première écoute de ce disque peut sembler frustrante lorsque des sonorités familières se révèlent difficiles à en distinguer l’origine et surtout n’apparaissent pas là où on les attend. C’est sans doute là où réside le talent de Dollkraut, les morceaux se ressemblent sans lasser car tout en se renouvelant, avec ici un pastiche de de post-punk, ailleurs des bribes d’electroclash et la deuxième moitié de l’album qui s’abandonne à une équipée sauvage de western des sixties autant qu’à des ambiances à la Portishead.

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Le producteur electro Brad Weber est plus connu pour son rôle en tant que multi-instrumentiste au sein de Caribou aux côtés de Dan Snaith, mais on vous avait présenté son premier album en tant que Pick a Piper en 2013, un projet qui le voyait explorer des territoires électroniques davantage inspirés du shoegaze et de la dream et synth-pop, mais aussi de la musique électronique de club qui bouge tant de foules depuis quelques années.
Et 4 ans après, Brad Weber revient avec l’album “Distance” , toujours plus riche en strates et textures dans production, avec 10 titres qui équilibrent des éléments de pop contemplative, de chillwave et de soutiens polyrythmiques qui appellent à la danse. Mais ce nouvel album tire davantage de traits d’union avec la mélancolie sous-jacente des tracks les plus récentes qui lui sont confiées au sein de Caribou.

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Le duo belge nous a fait languir 12 ans pour ce 8ème album mais il nous livre avec From Deewee une bonne surprise et avec la manière. Peu de producteurs sont assez interprètes et tout simplement musiciens pour prendre le pari d’enregistrer en une seule prise, si on en croit la légende, dans leur studio Gand qu’ils ont baptisé Deewee avec toute la facétie juvénile qui les caractérise encore du haut de leur quarantaine bien tassée.

Cet album From Deewee propose une suite à l’électro très rave qu’on pouvait retrouver du temps de l’album Any Minute Now en 2004 et surtout de ses remixes en Nite Versions qui ont marqué leur génération, mais il tire aussi quelques inspirations de leur projet éphémère Die Verboten qui lorgnait lui davantage sur la machinerie allemande à la Kraftwerk.

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L’Inattendu retour d’une pièce maîtresse du label Anticon et c'est pourtant sur le label Joyful Noise Recordings que nous revient le projet protéiforme Why? Avec un album au nom mysterieux “Moh Lhean”, qui est aussi le nom que Yoni Wolf, l’homme derrière le projet Why?, a donné au home studio qu’il a partagé avec son frère et collaborateur de toujours Josiah Wolf pour le composer.

Un retour aux sources donc pour Why? car il n’avait pas enregistré dans les conditions d’un home studio depuis son tout premier album, mais le son n’en est pas moins riche et bien produit. Et si on y retrouve tout la spontanéité qui fait le charme de ce projet, l’ambiance y paraît cependant plus pesante et mélancolique que par le passé. Non pas que Why? Ait perdu le côté ludique de ses instrumentations, mais l’on sent davantage qu’un ton plus profond s’est emparé de sa musique et ses paroles.

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Enfin un premier album pour le producteur canadien ! Un premier album pour lequel Jacques Greene dit avoir tenté de trouver de nouvelles approches afin de faire progresser sa musique tout en faisant en sorte qu’il représente également un aboutissement de ses précédents disques.

A l’écoute de Feel Infinite, c’est le nom de ce premier album, on peut dire que la mission qu’il s’est donnée est à présent accomplie car on ressent qu’il a su affûter ses productions sans en perdre l’esprit premier. On reconnaît très vite son sens de la mélodie nostalgique qui habitait ses morceaux précédents, une nostalgie synonyme de profondeur émotionnelle bien plus que d’une potentielle kitscherie sonore.  

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A la suite de leur deuxième album Animator, The Luyas ont décidé d’accueillir de nouveaux membres et de modifier leur façon de composer et d’enregistrer. L’effort s’est donc porté sur le fait d’explorer la façon dont ils peuvent sonner lorsqu’ils jouent ensemble par opposition au fait d’écrire et enregistrer chacun leurs parties séparément. Ils se sont alors jeté à corps perdu dans de grandes séquences d’improvisations en studio. Le premier résultat a pris la forme d’un EP intitulé Says You produit par Jace Lasek des Besnard Lakes et qu’ils ont sortis en septembre 2016. Et leur troisième allbum Human Voicing apparaît donc comme la suite de cet Ep, ayant pris sa source dans ces mêmes sessions d’improvisation.

Nouvel album pour l'artiste house et techno Moiré et une première signature sur le label Ghostly International, après de multiples sorties sur Werkdiscs, R&S, et le label Spectral Sound, petit frère de Ghostly International. Celui-ci s'appelle No Future et c'est le deuxième album à proprement parler pour le producteur londonien. Il y exploite une nouvelle fois sa marque de fabrique d'une techno écorchée qui avait attiré l'attention d'Actress, boss du label Werkdiscs, à ses débuts.

Mais pour cette sortie, on note une volonté de témoigner d'une certaine conscience sociale, sans pour autant partir dans de grandes déclarations politiques mais via le titre de l'album déja, No Future, qui sonne comme une alerte sur les ennuis qui nous attendent si le monde continue dans cette mauvaise direction.

Après un premier album qui a fait découvrir leur fusion Afro-electro et en 2014, le collectif londonien s’est ensuite assez paradoxalement retrouvé sur le label indie rock Merge pour la sortie de leur nouvel album Uyai ce mois-ci. Ils y poursuivent leur entreprise de rapprochement entre rythmes de l’Afrique de l’ouest, disco, Funk et electro, mais en ajoutant un peu d’influences new wave post punk cette fois-ci.
 
Le groupe doit encore une fois beaucoup à l’énergie de sa front-woman Eno Williams et si beaucoup de ses textes (chantés en anglais et en Ibibio, la langue du peuple du même nom au Nigeria) doivent encore beaucoup aux contes nigérians, cet album apparaît davantage porté sur sa conscience sociale, et aborde des événements récents et l’état général du monde actuel.

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