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Troisième album studio pour les canadiens de Brasstronaut et leur premier en 4 ans que le sextet a composé en s’affranchissant des contraintes géographiques qui séparent les différents membres entre Vancouver, Winnipeg et New York. En théorie, une telle distance rendrait tout effort de création quelque peu difficile mais il semble, à l’écoute de cet album éponyme, que cela ait plutôt joué en leur faveur.

Ce dernier met en valeur l’évolution constante du groupe, de leur mélange de Jazz et pop mis en exergue sur leur premier album de 2010 jusqu’à l’album Mount Chimaera de 2012 au tempérament plus doux, tandis que ce nouvel album offre des arrangements plus riches et lumineux. Quelques touches électroniques viennent pimenter encore une fois la recette mais de façon plus sobre de façon à simplement intensifier et élever les instrumentations.

 La marque de fabrique des Brasstronaut c’est de faire une pop agrémentée de cuivres à la basse jazzy et aux rythmiques enlevées et si une telle description peut rappeler la profession de foi du groupe Friendly Fires, ce combo-ci se différencie par leur approche beaucoup moins tropicale et dancefloor que pour les anglais. Les chansons y apparaissent comme des vignettes racontant chacune leur histoire avec des paroles touchantes comme sur le dernier titre “Climb” qui raconte comme l’amour peut ressusciter l’espoir, chanté avec douceur et surmonté de cuivres virevoltants. C’est en finissant sur cette note si positive qu’on s’aperçoit que cet optimisme rayonne à travers l’album entier, qui mérite de porter le sceau d’une “feel good” music, de par ses qualités rassérénantes et par sa joie tempérée.

http://www.brasstronaut.com

 

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