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Ropoporose, C'est l'histoire musicale d'un frère et d'une soeur. Romain et Pauline se sont fait connaître en 2015 avec un premier album Elephant Love sur le label Yotanka qui montrait déjà une merveilleuse inventivité Indie-rock pour puristes du genre, avec une fraîcheur et une fragilité touchante de 2 bébés félins qui montrent les crocs. Au début on rigole un peu avec tendresse et bienveillance de cette belle imitation de nos héros passés et puis très vite on s’aperçoit que la morsure a fait son effet et vous a marqué sans doute à vie !

Le son est là aussi, les saturations de guitares sont authentiques, la batterie frappe juste et bien, pour que votre headbanging soit aussi élaboré que ces phrases rythmiques qui savent vous emporter sans vous faciliter la tâche pour autant. L'album montrait alors déja un matériau si ce n’est totalement accompli, en tout cas très crédible et bien avancé. Les revoicis en ce mois de Février avec un nouvel album intitulé Kernel, Foreign Moon, poursuivant la démarche très dépouillée et électrique du duo qui se suffit toujours à lui même, simplement aidé par sa capacité à jongler entre les instruments, guitare, batteries et claviers, armés de pédales de loop pour enregistrer et superposer leurs riffs et mélodies.

Pauline a encore affuté son chant juvénile et haut perché, passant de la folie douce aux hurlements cathartiques, et même si on ne comprend pas vraiment tout ce qu’elle dit en anglais, on devine beaucoup de poésie et de surréalisme dans les paroles, avec une mention spéciale pour son chant très maîtrisé et sans faille sur le morceau Barking In The Park. Leurs morceaux sont toujours aussi ludiques d’un côté, de l’école du groupe Pavement, et de l’autre un peu slackers électriques désabusés à la mode Sonic Youth (Sur les morceaux Guizmo, Spouknit… ). Mais certains détours les voient aussi explorer de nouveaux territoires, comme lorsque Pauline se transforme en petite soeur de Kazoo, la chanteuse de Blonde Redhead, sur le vertigineux morceau None ou encore Electric, le morceau qui clôt l’album. Car ils se révèlent tout aussi justes quand ils choisissent de prendre leur temps et de rêvasser en musique…

Une fois la rage et l’humeur joueuse passée. Heureux donc de constater que Ropoporose ont su dépasser le risque du “one album wonder” qui pend au nez d’artistes qui comme eux , se montrent aussi percutants très jeunes et dès leurs débuts.

http://ropoporose.com/

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