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Le duo belge nous a fait languir 12 ans pour ce 8ème album mais il nous livre avec From Deewee une bonne surprise et avec la manière. Peu de producteurs sont assez interprètes et tout simplement musiciens pour prendre le pari d’enregistrer en une seule prise, si on en croit la légende, dans leur studio Gand qu’ils ont baptisé Deewee avec toute la facétie juvénile qui les caractérise encore du haut de leur quarantaine bien tassée.

Cet album From Deewee propose une suite à l’électro très rave qu’on pouvait retrouver du temps de l’album Any Minute Now en 2004 et surtout de ses remixes en Nite Versions qui ont marqué leur génération, mais il tire aussi quelques inspirations de leur projet éphémère Die Verboten qui lorgnait lui davantage sur la machinerie allemande à la Kraftwerk. Ils savent toujours autant percuter de leurs rythmiques nées à l’ère de Daft Punk ou Vitalic qui ont su leur donner une place particulière au sein d’une scène Indie dance où sévissent également leurs contemporains de LCD Soundsystem ou Hot Chip.

Et ces rythmiques, elles ont pris de l’EPO cette année avec la participation de trois batteurs et non des moindres puisqu’ils comptent parmi eux Igor Cavalera de Sepultura, Victoria Smith qui joue pour Jamie T et le batteur de Turbowolf Blake Davies. Mais plutôt que de bourriner pendant 52 minutes comme les fêtards que nous sommes pourraient légitimement le réclamer, les frères belges ont su composer un album équilibré, ménageant l’alternance entre une danse où la transe est agressive et d’autres danses plus émotionnelles et machinales.

Les feux d’artifice ont encore des charges bien sourdes chez Soulwax mais l’esprit live qui se ressent à l’écoute nous rappelle le passé rock qui transpire de leur électronique qui clashe. Un retour qui remplit donc sa mission pour Soulwax avec From Deewee qui sort ce mois-ci sur le label Pias.

http://soulwax.com/

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