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Pascal Pinkert de son vrai nom a sorti son premier album sous le nom Dollkraut en 2014 sur le label The Gym des géniaux Brandt Brauer Frick, mais en 2017 c’est Jennifer Cardini qui l’accueille sur son tout nouveau label Dischi Autunno pour un deuxième album intitulé Holy ghost People. Il continue de puiser dans des atmosphères froides et inquiétantes où l’électricité et le Lo Fi sont rois et dont l’inspiration est à aller chercher du côté des musiques cinématographiques.

Son royaume est donc peuplé d’instruments analogiques, de bandes dessinées, de film de séries B des années 70. La première écoute de ce disque peut sembler frustrante lorsque des sonorités familières se révèlent difficiles à en distinguer l’origine et surtout n’apparaissent pas là où on les attend. C’est sans doute là où réside le talent de Dollkraut, les morceaux se ressemblent sans lasser car tout en se renouvelant, avec ici un pastiche de de post-punk, ailleurs des bribes d’electroclash et la deuxième moitié de l’album qui s’abandonne à une équipée sauvage de western des sixties autant qu’à des ambiances à la Portishead.

Le résultat est sombre et mysterieux, baignant dans une mélancolie quasi-soviétique. Nul doute également que si vous fermez les yeux à l’écoute de cet album, il se peut que vous aperceviez des soucoupes volantes rétro-futuristes et ensuite en vous approchant un peu du pare-brise; des aliens qui vous regardent de leurs yeux rougis à travers une épaisse fumée cannabique.

Ce deuxième album est en tout cas une indéniable réussite dont on espère qu’il permettra au discret hollandais de toucher un plus large public au sein des amateurs de musiques étranges.

https://soundcloud.com/dollkraut

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